27 février 2009

Les deux faces de la médaille – Janus… ou Dr. Jekyll et Mr. Hyde ?

Un collègue postant dans un forum a mis en évidence les deux faces de la médaille ou, plus exactement, les deux visages d’une certaine catégorie d’agences de traduction.

Côté client final, cela donne :
Each project is well researched, before we start translation by our experienced teams. After translation each project undergoes our formal proofreading procedure and then reviewed by an expert of that domain prior to delivery. By using our proprietary translator database we research and select the translators before we assign your project, we ensure the most qualified and suitable team of translators, proofreaders and reviewers work on your project. We take our clients’ trust in us seriously and hold quality as our guiding principle. After all, it’s not just gaining clients but keeping them satisfied, project after project, which counts. We strictly follow our quality control procedures.

Côté traducteurs (sous-traitants de la dite agence), cela donne :
Please send your resume with best possible rates for initial collaboration for this langauge pair ASAP. Resume with out price will not be entertained. The best price quote will get the project.

Je laisse à chacun(e) le soin d’apprécier pour son propre compte, et outre les fautes d’anglais, le gouffre qu’il y a entre la manière « bonbon/sourire/câlin » d’aguicher le client et la brutalité avec laquelle cette agence – qui est loin d’être la seule de procéder de cette manière – demande à des traducteurs de fournir un travail de qualité à un prix dérisoire.

4 février 2009

La dictature soft à la française

Classé dans : Engagements,Mal'aises en France... et ailleurs,Réactions — Laurent @ 14:04

Source : Yahoo!News France – Que disent les blogs?

Depuis quelques mois maintenant, on assiste à une lente dérive des institutions qui sont de moins en moins républicaines. La démocratie se fonde sur la souveraineté du peuple et sur l’existence de pouvoirs et de contre-pouvoirs qui la garantisse contre les dérives oligarchiques ou autoritaires.

1)      Absence de représentation populaire

Lors des élections législatives, le Parti Socialiste et l’UMP ont utilisé le mode de scrutin pour réduire à néant la représentation des courants de pensée verts, communistes et centristes. 43% des électeurs du premier tour des Présidentielles ne sont pas ou presque représentés au Parlement. En toute logique, ils ne reconnaissent aucune légitimité à une institution prétendument représentative qui ne les représente pas.

  2)      La disparition du Parlement

La France était déjà allée loin dans la négation des pouvoirs du Parlement. En réduisant l’expression parlementaire à la seule expression d’une majorité qui soutient aveuglément le pouvoir et à celle d’une opposition qui s’oppose tout aussi aveuglément, le Parlement français poursuit sa décente vers le néant politique. Son rôle de contrôle du pouvoir, de législateur de terrain qui redonne du bon sens à la rédaction des lois et d’écoute des citoyens est laissé vacant par des députés absentéistes, cumulards et aux ordres. Les députés ne représentent plus les citoyens devant le Gouvernement mais le Gouvernement devant les citoyens. L’opposition déserte une Assemblée nationale qui n’a de nationale que le nom. La réforme du droit d’amendement, donnera aux groupes politiques le pouvoir d’amendement et réduira un peu plus l’indépendance des députés.

3)      La mise à pied des médias

Les médias par leur force de diffusion et leurs moyens d’investigation exercent l’un des nouveaux pouvoirs. Sa faiblesse économique l’a privé des ressources d’investigation sur son contenu, mais il garde sa force de diffusion. La disparition des ressources propres du service public permet de ne garder en France qu’un seul média télévisuel de masse. Contrôlé par les amis du pouvoir dont le chiffre d’affaire dans le BTP dépend en grande partie des commandes publiques. La télévision publique sera bientôt soumise par le vote par l’Assemblée nationale de ses ressources. Elle ne pourra plus informer sur l’actualité politique en toute indépendance. Cela suit quelques mises à pied de rédacteurs en chef qui ont fait beaucoup de bruit. Le pouvoir ne fait pas le journal de 20 heures… mais nomme, promeut et démet ceux qui le font.

  4)      La mise à pied de la justice

La proposition de disparition du juge d’instruction si elle pourrait avoir quelques justifications dans un autre contexte est inacceptable lorsqu’elle ne s’accompagne pas de l’indépendance par rapport au pouvoir du procureur qui le remplacera. Il reviendra alors seulement à des individus dépendants du pouvoir politique de décider de la poursuite des investigations. L’absence d’avancées sur la mise en accusation de Jacques Chirac malgré les charges lourdes de corruption qui pèsent contre lui et malgré la condamnation passée de son co-accusé Alain Juppé en dit long sur ce que serait cette nouvelle justice. La France, où la corruption n’est pas maitrisée, dériverait un peu plus. La prolongation exceptionnelle du poste du procureur de Paris qui a prononcé le renvoi en correctionnel de Dominique de Villepin en est une nouvelle preuve. Un récent rapport du Ministère de l’Intérieur dénonce pourtant les dérives d’une oligarchie impunie qui s’approprie le patrimoine de l’Etat. La justice doit se fonder sur l’équité pas sur les prébendes.

  5)      La disparition de l’exécutif

C’est le paradoxe de la dérive dans laquelle on est. Même la fonction de Premier Ministre a disparu. Celle de ministre se limite au rôle d’une marionnette pour les médias. Marionnettes qu’on renvoie d’un signe de tête conduire des listes aux européennes – situation plus enviable mais aussi monarchique que l’embastillage !

  6)      La grâce et la disgrâce nominative

La grâce nominative dont a bénéficié M. Marchiani au mois de décembre montre les dérives absolutistes du pouvoir. La disgrâce dont est victime le préfet de la Manche après le responsable de la police corse montre à quel point l’appareil d’Etat passe petit à petit du statut de fonction publique à fonction politique. Philippe Gosselin, depute UMP et Jean Francois Legrand sénateur UMP dénoncent ce scandaleux fait du prince. Peut être subiront-ils les mêmes menaces que Jean Pierre Grand, député UMP Villepiniste menace d’un redécoupage de circonscription ad hoc : . »Celui-là, il est mort (…) Je vais m’occuper personnellement du redécoupage de sa circonscription », aurait déclaré le chef de l’Etat selon le magazine Le Point.

      7)       Le Chef de l’Etat poursuit en justice

Une longue tradition républicaine voulait que les Chefs de l’Etat ne poursuivent personne en justice. Même lorsqu’il s’agissait de tentative d’assassinat. Jacques Chirac n’a par exemple pas porté plainte contre Maxime Brunerie. Il est assez cohérent que le Chef de l’Etat qui n’est pas soumis au pouvoir de la justice n’en bénéficie pas. Le nouveau Chef de l’Etat et ses proches poursuivent à tout va, même pour des questions très matérielles ou marketing de droit à l’image.   Je ne parlerai pas ici des projets qui ont été abandonnés par une mobilisation générale, comme les fichiers Edvige qui fichait et listait des informations sur la vie personnelle de toutes les personnes engagées en politique. Des procédés qui rappellent la police politique de l’Etat est allemand.

A l’opposé le Grenelle de l’Environnement a montré ce que pouvait apporter une concertation large. On oublie parfois que la discussion collective et la concertation font normalement partie du quotidien de l’activité d’une démocratie. Une démocratie qui fonctionne en France devrait être un Grenelle permanent. Le Parlement est censé en être le lieu. Des Parlementaires divers, représentatifs, tolérants et qui ne sont pas aux ordres devraient en être les acteurs quotidiens.

Ces dérives interpellent tous ceux qui sont attachés à la République. Tous ceux qui estiment qu’un pays doit se rassembler sur des valeurs fondamentales –comme les valeurs de la République- pour avancer collectivement.

 Les dictatures ne restent jamais soft très longtemps. Elles finissent toujours par se durcir lorsque les contre-pouvoirs deviennent faibles. Les dictatures conduisent ensuite à des révolutions.

La démocratie elle se construit jour après jour par des citoyens engagés qui mobilisent les autres. C’est par les urnes – et un peu de compromission de responsables politiques intéressés – que cette dictature soft s’est hissée au pouvoir et c’est par les urnes qu’elle en tombera.

11 juillet 2008

Appel pour le livre !

Le Centre régional du livre de Lorraine s’associe au Syndicat de la librairie française et aux acteurs de la Fédération interrégionale du livre et de la lecture (FILL) en relayant l’Appel pour le livre…

Pour le livre

Face aux menaces contre le prix unique du livre, les professionnels et les lecteurs se mobilisent

Signer l’appel   -   Voir les signataires

Des amendements proposés par des députés de la majorité parlementaire lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie ont ouvert un large débat sur la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, dite « loi Lang ».

Les professionnels du livre, auteurs, traducteurs, éditeurs et libraires, rejoints par les bibliothécaires et de nombreux acteurs du livre en régions, ont expliqué d’une même voix que ces amendements remettaient en cause la loi de 1981 et menaçaient les équilibres du marché du livre, ainsi que la diversité de la création et de l’édition françaises.

Leur mobilisation a été relayée par des membres du gouvernement. Madame Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, a souligné combien cette loi restait un outil indispensable pour protéger  la littérature. Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, quant à elle, a indiqué ne vouloir changer ni la politique du livre ni le système législatif actuel.

Les acteurs du livre sont néanmoins inquiets car beaucoup d’idées fausses sont colportées sur la loi par quelques multinationales du commerce culturel. Le lobbying qu’elles exercent auprès des parlementaires est à l’origine de ces amendements. Il vise à déréguler le marché du livre afin d’imposer un modèle commercial basé sur une volonté d’hégémonie et une stratégie purement financière. Derrière leurs arguments démagogiques mêlant modernité, défense du pouvoir d’achat et même écologie se cache un combat contre la création, la diversité, la concurrence et l’accès du plus grand nombre au livre.

Ce modèle culturel français, nous y sommes pour notre part indéfectiblement attachés. Ses vertus sont multiples. Avec plus de 2500 points de vente, le réseau des librairies est dans notre pays l’un des plus denses au monde. Il permet, aux côtés du réseau de la lecture publique, un accès au livre aisé et constitue un atout important pour l’aménagement du territoire et l’animation culturelle et commerciale des centres-villes. Ce réseau de librairies indépendantes cohabite avec d’autres circuits de diffusion du livre, les grandes surfaces culturelles, la grande distribution, les clubs de livres ou Internet. Depuis de nombreuses années et à l’inverse d’autres secteurs culturels comme le disque ou la vidéo, le marché du livre se développe sans qu’aucun circuit n’écrase ses concurrents.

Chaque circuit joue son rôle et le consommateur bénéficie d’un véritable choix.

Pour la création et l’édition, cette densité et cette variété des circuits de vente du livre offrent à chaque auteur et à chaque livre le maximum de chances d’atteindre son public, qu’il s’agisse d’un premier roman, d’un ouvrage de recherche, d’un livre pour enfant, d’une bande dessinée, d’une œuvre traduite, du dernier roman d’un auteur connu, d’un livre pratique ou d’un ouvrage scolaire. Tous les livres pour tous les publics, voilà notre modèle.

Ce modèle, c’est la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre qui en est le pivot et le garant. En permettant d’infléchir les règles du marché afin de tenir compte de la nature culturelle et économique particulière du livre, elle passe aujourd’hui pour l’une des premières véritables lois de développement durable.

Elle confie à l’éditeur la fixation du prix des livres qu’il publie. Les livres se vendent au même prix quel que soit le lieu d’achat, dans une librairie, une grande surface ou sur Internet, durant au moins deux ans. Ce système évite une guerre des prix sur les best-sellers qui ne permettrait plus aux libraires de présenter une offre de titres diversifiée ni aux éditeurs de prendre des risques sur des ouvrages de recherche et de création qui ont besoin de temps et de visibilité dans les librairies pour trouver leur public.

De surcroît, le prix unique fait baisser les prix. Contrairement aux idées reçues, les chiffres de l’INSEE montrent en effet que depuis une dizaine d’années les prix des livres ont évolué deux fois moins vite que l’inflation.

En favorisant la richesse, la diversité et le renouvellement de la création et de l’édition, en lieu et place d’une standardisation si courante dans de multiples secteurs aujourd’hui, en permettant une variété et une densité de points de vente du livre particulièrement remarquables, en privilégiant une véritable concurrence au détriment de la « loi de la jungle » et en maintenant des prix beaucoup plus accessibles que dans la majorité des autres pays développés, le prix unique du livre est une chance pour le consommateur, pour le lecteur et pour notre culture.

La loi du 10 août 1981 n’est ni obsolète ni corporatiste. Si elle mérite un débat, c’est pour la rendre plus vivante et plus forte encore.

Toute l’actualité de l’action pour le livre sur le site d’informations dédié : http://www.pourlelivre.net.

aurélie marand

centre régional du livre de lorraine

place gabriel hocquard – BP 81 004

57 036  metz

03 87 33 67 69

nouvelle adresse mel : aurelie.marand@lorraine.eu

www.lorraine.eu/livre

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