17 mai 2009

Site Internet « gratuit » : un schéma bien rôdé…

et pratiqué par une dizaine de sociétés (si ce n’est plus !) en France.

« Une centaines de TPE se sont fait abuser par la société XXX. La démarche du commercial est très souvent identique auprès de chaque commerçant. Ainsi, on vous appelle pour vous explique que « XXX est leader dans la création de sites Internet, mais qu’ils ne sont pas encore implantés dans la région ».

XXX vous propose de « réaliser gratuitement votre site qui servira ensuite d’exemple et de vitrine pour démarcher les autres entreprises de la région » et vous propose un partenariat intéressant : vous lui fournissez la totalité du contenu (photos de votre commerce en HD, textes de présentation, etc.) ainsi qu’une liste de minimum 20 entreprises qu’il pourra ensuite démarcher.

En contrepartie, XXX vous réalisera une site exemplaire ! Lors de sa visite, le commercial réitèrera cette exceptionnelle proposition de partenariat. Et au terme de l’entretien, il vous expliquera que – cerise sur le gâteau – ils sont champions du référencement. Vous devrez fournir une liste de 20 mots clés représentatifs de votre activité, grâce à quoi vous apparaîtrez en tête de liste des moteurs de recherche. Par contre, ce référencement hyperactif et l’hébergement sont facturés. Entre 100 et 300 € par mois (établi selon la tête du client). Dans la foulée (et dans l’allégresse de cet entretien quasi amical), le commercial vous fait signer un contrat s’étalant sur un période de 36 ou 48 mois, se félicitant de votre prospère partenariat.

Et là, vous n’avez plus que vos yeux pour pleurer. A la lecture des conditions générales écrites en tout-petit au dos du double que vous avez signé et que vous découvrirez par la suite, vous n’apercevrez aucune clause indiquant que vous pouvez sortir de ce contrat.

Le commercial aura également omis de vous préciser que XXX va immédiatement le revendre à un organisme financier, qui sera dorénavant votre interlocuteur financier et qui se chargera d’effectuer les prélèvements bancaires sur votre compte.

Le site dont vous recevrez l’ébauche après souvent de longues semaines d’attente, s’avèrera lamentablement banal et triste, n’ayant rien à voir avec la « vitrine » qui vous avait été promise. Les sites de XXX sont réalisés en Tunisie sur de simples matrices répliquées d’un site à l’autre. Ce qui explique les nombreuses fautes d’orthographe qui figurent dans le texte et les photos utilisées sont rarement celles qui ont été envoyées.

Le commercial que vous essayerez alors de contacter est introuvable. Il ne sera plus jamais possible de le contacter. Le « service client » (0,34 cts/mn) est souvent inaccessible et les modifications demandées ne sont jamais réellement prises en compte. Au final, vous vous retrouverez avec une facturation allant de 5.000 à 8.000€ au terme des 4 années, pour un site minable dont vous aurez honte de communiquer les coordonnées.

Vous vous apercevrez également qu’aucun référencement n’est effectué et que ce site ne vous amène strictement aucun client.

Mais XXX vous rétorquera que le site était gratuit. Quant à la notion du référencement, Internet est dans un monde virtuel en constante évolution et il est donc très difficile à vérifier.

XXX a ainsi arnaqué des centaines de petits commerçants, sensibles à un entretien convivial, et confiants en une bonne poignée de main, tels qu’ils le pratiquent eux-mêmes avec leurs clients.

Alors, que faire ? Plusieurs plaintes pour abus de confiance, publicité mensongère et escroquerie, sont actuellement instruites à Strasbourg, Lyon, Grenoble, Toulouse et Bordeaux. Bordeaux est la plus importante. La DGCCRF est assaillie de plaintes et conseille d’écrire directement au Procureur qui instruit la plainte 63054/2006, qui regroupe déjà 200 plaignants. Deux associations de défense se sont constituées contre XXX : – Xitroc (près de Bordeaux) que l’on peut joindre par email xitroc@wanadoo.fr – ADCAPI (près de Nantes) que l’on peut joindre par email asso.adcapi@gmail.com.

Toute l’ambiguïté de l’arnaque réside dans le fait que le site (nul) réalisé par XXX est gratuit ! Mais les propos farfelus évoqués par le commercial sont oraux et n’ont laissé aucune trace, sauf dans l’amertume de ces centaines de commerçants qui se sentent humiliés de s’être fait piéger. XXX a réalisé 9M€ en 2006 et 14 M€ en 2007. Une vraie start-up ! »

Source : FNDE

8 avril 2009

Le règne universel de la Bêtise et de la Démagogie,…

c’est pour bientôt, dans une atmosphère rose ou vert (non, rien à voir avec Stendhal !) fluo de politiquement correct.

L’interdiction de fumer dans la rue, c’est pour bientôt

Il fallait s’y attendre. Après les lieux publics et les entreprises, après les bars et les restos, les anti-clopes sont sur le point de remporter une nouvelle victoire. Cette fois, c’est carrément la rue qui est visée. Un décret en ce sens devrait faire son apparition avant l’été. Finies les terrasses enfumées. La clope, c’est à la maison, point barre.
Rien d’officiel encore. Pour le moment, le gouvernement cherche surtout à noyer le poisson devant la bronca attendue. Il faut dire qu’un tiers des Français fument toujours, malgré les campagnes de prévention, interdictions, ou augmentation de prix. Un coût, en terme de santé publique. Plutôt que de taper dans le portefeuille par une nouvelle augmentation du paquet difficile en temps de crise la puissance publique opterait donc pour cette solution radicale.
Pour contrôler les fumeurs de rue, les services du ministère de l’Intérieur planchent sur la création d’une brigade spéciale anti-cigarette. Montés sur rollers pour être plus mobiles et surgir par surprise sur le contrevenant, ces policiers d’un nouveau genre, armés de pistolets à eau de couleur rose ou vert fluo «pour montrer que la police reste proche des jeunes», glisse-t-on au ministère pourront éteindre la cigarette du fautif en l’arrosant. Dorénavant, on pourra aussi dire que «fumer mouille».

Source : Yahoo!News

27 février 2009

Les deux faces de la médaille – Janus… ou Dr. Jekyll et Mr. Hyde ?

Un collègue postant dans un forum a mis en évidence les deux faces de la médaille ou, plus exactement, les deux visages d’une certaine catégorie d’agences de traduction.

Côté client final, cela donne :
Each project is well researched, before we start translation by our experienced teams. After translation each project undergoes our formal proofreading procedure and then reviewed by an expert of that domain prior to delivery. By using our proprietary translator database we research and select the translators before we assign your project, we ensure the most qualified and suitable team of translators, proofreaders and reviewers work on your project. We take our clients’ trust in us seriously and hold quality as our guiding principle. After all, it’s not just gaining clients but keeping them satisfied, project after project, which counts. We strictly follow our quality control procedures.

Côté traducteurs (sous-traitants de la dite agence), cela donne :
Please send your resume with best possible rates for initial collaboration for this langauge pair ASAP. Resume with out price will not be entertained. The best price quote will get the project.

Je laisse à chacun(e) le soin d’apprécier pour son propre compte, et outre les fautes d’anglais, le gouffre qu’il y a entre la manière « bonbon/sourire/câlin » d’aguicher le client et la brutalité avec laquelle cette agence – qui est loin d’être la seule de procéder de cette manière – demande à des traducteurs de fournir un travail de qualité à un prix dérisoire.

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